
La cuisine en Asie se déguste dans des endroits improbables en occident, ici sur le trottoir de la capitale d’Ho Chi Min, devant la devanture d’un salon de coiffure et d’esthétique aux lumières blanches agressives. Les employées, avec leur court uniforme vert – pomme, au moment de leur pause, se sont installées pour une soupe, des rouleaux de printemps, deux coca-colas. Elles invitent les touristes à prendre place autour de leur mini-table et de leurs tout petit sièges en plastique multicolore. En fond sonore, la musique, la circulation incessante des scooters. La discussion est limitée faute d’une langue commune – un français rudimentaire, reste oublié de l’Indochine ; un anglais américanisé très léger – mais les photos viendront à la rescousse pour montrer sa vie et son pays.